
Médecins Sans Frontières (MSF) déploie une équipe d’urgence pour freiner la propagation de l’épidémie dans une zone à forte concentration de personnes déplacées.
La province du Hadjer-Lamis est en état d’alerte. Les autorités sanitaires tchadiennes ont officiellement déclaré une épidémie de choléra, le 18 juin 2026, dans le district de Karal. Et le bilan de la situation, au 21 juin 2026, fait état de 37 cas cumulés enregistrés, avec un décès à déplorer ; et 9 villages et quartiers déjà touchés par la propagation.
La situation est jugée particulièrement préoccupante par les organisations humanitaires, en raison de deux facteurs aggravants, à savoir, la zone fait face à d’importantes difficultés d’accès à l’eau potable et à des structures d’assainissement adéquates. Ce qui constitue un terrain hautement favorable à la bactérie. Et l’épidémie progresse dans une région qui accueille de nombreuses personnes déplacées internes, ainsi que des réfugiés. Ce qui augmente la pression sur des structures sanitaires locales, déjà saturées.
En appui direct au ministère tchadien de la Santé, une équipe d’urgence de Médecins Sans Frontières (MSF) a été déployée sur le terrain. Un Centre de Traitement du Choléra (CTC) a été immédiatement mis en place pour isoler les patients et leur administrer des soins adaptés.
Les trois priorités opérationnelles de MSF sont, soutenir la prise en charge médicale des patients affectés ; renforcer l’hygiène et les protocoles de prévention au sein des structures de santé locales ; et intensifier les actions communautaires (sensibilisation, distribution d’eau potable), pour couper la chaîne de transmission.
Alors que la réponse humanitaire se renforce progressivement face à une situation très évolutive, des discussions sont d’ores et déjà en cours entre les partenaires, pour évaluer la faisabilité d’une campagne de vaccination réactive contre le choléra dans le district.
Peter Kum
Laisser un commentaire