Cameroun – Affaire REDHAC : Me Alice NKOM condamnée à un an de sursis.


  • Direct Info
  • 22 septembre 2026

Le Tribunal de première instance de Douala-Bonanjo a rendu son verdict ce lundi 21 septembre 2026 dans l’affaire opposant Me Alice Nkom et le REDHAC au ministère public et à l’État du Cameroun.

L’avocate est condamnée pour bris de scellés, tandis que Maximilienne Ngo Mbe est relaxée.

Après plusieurs mois de procédure, le Tribunal de première instance de Douala-Bonanjo a rendu sa décision dans l’affaire du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDHAC). Me Alice Nkom, présidente du conseil d’administration de l’organisation, a été reconnue coupable de bris de scellés.

L’avocate a été condamnée à un an d’emprisonnement avec sursis pendant cinq ans. Elle devra également payer une amende de 500 000 FCFA, ainsi que 62 100 FCFA de dépens. Compte tenu de son âge, le tribunal n’a pas prononcé de contrainte par corps.

En revanche, concernant les faits de rébellion en coaction, Me Alice Nkom et Chantal Maximilienne Ngo Mbe ont été déclarées non coupables.

Le tribunal a estimé que cette infraction n’était pas établie. Directrice exécutive du REDHAC, Maximilienne Ngo Mbe est donc relaxée dans cette affaire.
Les poursuites engagées contre le REDHAC, poursuivi en tant que personne morale, ont également été annulées.

Cette décision trouve son origine après la suspension du REDHAC, en décembre 2024, par le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji. Cette mesure avait notamment été justifiée par des accusations de financement illicite.

Pour contester la suspension, Me Alice Nkom avait rouvert les locaux de l’organisation à Douala, malgré les scellés qui y avaient été apposés. Ce geste avait entraîné l’ouverture d’une procédure judiciaire pour bris de scellés et rébellion.
Le verdict rendu le lundi 21 septembre 2026constitue donc une première issue judiciaire dans ce dossier. La condamnation de Me Alice Nkom peut encore faire l’objet d’un appel.

Toutefois La défense dispose d’un délai de dix jours pour contester la décision devant la juridiction compétente.

Natacha Mbarga

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