Cameroun – Biodiversité et le Protocole de Nagoya : Vers l’impératif du développement du projet APA.

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Le ministre de l’environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable (Minepded), Hele Pierre, a présidé le 16 Janvier 2024 à Yaoundé, la cérémonie officielle de lancement de l’atelier de formation du nouveau sous projet APA, dénommé « Appui à la mise en œuvre du protocole de Nagoya, à la recherche – développement, sur la chaîne de valeur de la biodiversité pour les petits exploitants dans les Régions de l’Extrême-Nord et du Sud-ouest ».

Ce projet qui cible spécifiquement la Région de l’Extrême-Nord et du Sud-ouest, découle du grand projet APA. Le concept APA étant l’un des instruments pouvant contribuer à la conservation de la biodiversité, tout en contribuant à l’amélioration des conditions de vie des populations.

En effet, les statistiques démontrent que près de 80% des habitants des zones rurales du Cameroun ont recours aux médicaments traditionnels à base des plantes, pour les soins de santé de base. Aujourd’hui, considérant l’ambition du Gouvernement Camerounais de développer l’industrie pharmaceutique d’une part ; de réglementer et d’organiser l’exercice de la Médecine Traditionnelle d’autre part, il est indéniable que les ressources génétiques se positionnent comme l’un des nouveaux leviers économiques du Cameroun. Au regard de ces enjeux, le projet APA se positionne désormais comme l’une des clés de l’économie actuelle.

Cet atelier qui va du 16 au 18 Janvier 204, a pour objectif d’une part de vulgariser ce projet auprès des partenaires et des parties prenantes, afin que ceux-ci s’approprient le but, les objectifs et les résultats attendus ; d’autre part, il est question pour les participants de finaliser la préparation du premier Plan.

Au terme de la cérémonie de lancement du-dit atelier, le Ministre Hele Pierre précise que : «L’atelier concerne l’appui que nous donnons aux populations, à travers le projet APA. Comme son nom l’indique, APA c’est l’accès aux ressources génétiques. Il est donc question de partager de façon équitable ces ressources entre les populations. Notamment les avantages qui résultent de l’exploitation des ressources génétiques. Notre pays étant riche en biodiversité, avec 11 000 espèces, dont 9 000 espèces de plantes. Si on exploite pour l’intérêt de tout le monde, les bénéfices seront partagées en terme de milliards de FCFA chaque année. Il est donc question de la mise en place effective du projet APA, qui est financé par le Fonds Mondial pour l’environnement et l’agence d’exécution du programme des nations unies pour l’environnement. Il s’agit d’un projet qui va durer 03 avec un financement de près d’un milliard de FCFA, afin d’apporter des appuis dans les deux régions ciblées, à savoir le Sud-ouest et l’Extrême-Nord du Cameroun. Tout à l’heure nous avons vu comment les populations valorisent la richesse de la biodiversité, avec plusieurs vertues décrites. Par conséquent, il faut donc qu’il y ait un partage équitable des avantages entre les populations locales, le pays et les communautés extérieurs qui viendront les exploiter».

Francis Dourdjao

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