
Au 30 juin 2026, la Commune de Douala 5e a enregistré une progression de l’exécution de ses recettes par rapport à la même période de 2025.

Néanmoins , le niveau d’exécution des dépenses demeure encore faible, dans un contexte marqué par des contraintes financières, matérielles et humaines.
À Douala 5e, le Conseil municipal s’est penché sur la situation financière de la Commune, au terme du premier semestre 2026.
Réuni en session ordinaire, il a examiné l’exécution du budget 2026, au 30 juin, ainsi que le bilan des activités menées au cours des six premiers mois de l’année.

Les travaux, clôturés le 10 septembre 2026, font ressortir une amélioration de la mobilisation des recettes, mais un rythme d’exécution des dépenses encore limité.
Les recettes affichent un taux d’exécution de 31,80 %, contre 10,80 % à la même période en 2025. Les dépenses progressent également, passant de 5,73 % en 2025 à 8,30 % au 30 juin 2026.
Malgré cette évolution, le niveau atteint reste insuffisant pour permettre la réalisation de l’ensemble des opérations programmées dans les délais prévus.
Pour l’exercice 2026, le budget primitif de la commune avait été arrêté à environ 6,6 milliards de FCFA, avant un léger réajustement au cours du premier semestre à la faveur de nouvelles ressources. La disponibilité effective des fonds demeure toutefois un enjeu majeur. La commune compte notamment sur les ressources attendues au titre de la dotation générale de la décentralisation et des centimes additionnels communaux.
L’évolution des recettes effectivement recouvrées témoigne de cette situation. Celles-ci sont passées de 833,1 millions de FCFA en 2021 à 2,114 milliards de FCFA au premier semestre 2026. Ce montant demeure néanmoins inférieur aux 2,680 milliards de FCFA enregistrés en 2024, ce qui traduit une mobilisation encore irrégulière des ressources.
L’exécutif communal entend poursuivre les efforts engagés sur le recouvrement. » Nous devons renforcer les mécanismes de collecte et diversifier les sources de revenus » , déclare le maire Richard Mfeungwang, selon les éléments présentés au Conseil municipal. Pour l’édile, l’objectif est de disposer de ressources suffisantes pour assurer le fonctionnement des services et financer les investissements attendus par les habitants.
Cette situation budgétaire se répercute sur plusieurs secteurs d’intervention. Les commissions municipales ont notamment relevé des difficultés dans l’entretien des routes, la gestion des déchets, la protection de l’environnement, les équipements scolaires ainsi que certaines actions sanitaires et sociales.
Dans le domaine environnemental, la commission chargée de cette question a souligné l’insuffisance des moyens disponibles pour les équipes de terrain. Elle relève également une mise en œuvre encore limitée de certaines recommandations, notamment celles relatives à la plantation d’arbres.
L’organisation d’ateliers consacrés à la politique environnementale est envisagée afin de renforcer la coordination des interventions.
Le secteur éducatif présente lui aussi des niveaux d’exécution variables. Plusieurs lignes budgétaires consacrées aux établissements scolaires affichent une faible consommation. La commission compétente recommande notamment la recherche d’appuis techniques et financiers auprès des autorités administratives et des partenaires.
Dans le secteur sanitaire et social, certains projets d’infrastructures restent également soumis à la production de garanties et de documents complémentaires avant leur poursuite.
À ces contraintes financières s’ajoutent celles liées aux ressources humaines et aux équipements. Le maire a fait état d’un manque d’agents qualifiés dans certains services ainsi que de l’insuffisance du parc automobile. Une situation qui limite la capacité des équipes municipales à assurer leurs missions sur un territoire particulièrement étendu, où les besoins des populations restent importants.
Le second semestre sera déterminant pour consolider les recettes, mobiliser les ressources attendues et accélérer les dépenses, notamment celles consacrées aux services et aux investissements de proximité.
Le préfet du Wouri a salué les efforts de l’exécutif communal et appelé à renforcer la collaboration avec les services de l’État. Pour Douala 5e, l’enjeu est désormais de transformer l’amélioration des recettes en réalisations concrètes au bénéfice des populations.
Natacha Mbarga
Laisser un commentaire