
Successeur du premier leader portant ce nom de code au sein du groupe armé Bui Unity Warriors, Henry Njimbogwe a été éliminé le vendredi 3 juillet 2026, lors d’une opération militaire coordonnée dans le Département du Ngoketunjia.

Un coup dur vient d’être porté à la chaîne de commandement des milices séparatistes, opérant dans la région du Nord-Ouest. Selon des informations rapportées par Le Courrier du Cameroun, le Chef de guerre, Henry Njimbogwe, plus connu sous le nom de code « Général No Pity », a été abattu par les Forces de Défense et de Sécurité, ce vendredi 3 juillet 2026.
L’opération ciblée et coordonnée s’est déroulée à Bambalang, une localité stratégique située dans le département du Ngoketunjia.
Henry Njimbogwe n’était pas le fondateur du groupe, mais le continuateur attitré et le successeur opérationnel du premier et très sinistre « Général No Pity ». Il commandait les éléments des Bui Unity Warriors, une faction séparatiste active et redoutée dans la zone.
L’élimination de ce leader ramène sur le devant de l’actualité les exactions marquantes commises par cette faction dans la région. Les archives sécuritaires rappellent notamment que dans la nuit du 24 au 25 mai 2021, le « Général No Pity » originel et ses hommes avaient mené un assaut d’envergure contre la brigade de gendarmerie de Lassin.
Cette attaque particulièrement sanglante s’était soldée par la mort de cinq gendarmes et le pillage d’un important stock d’armes et de munitions.
La neutralisation d’Henry Njimbogwe marque un tournant psychologique et opérationnel important dans le Département du Ngoketunjia. En décapitant une nouvelle fois la faction des Bui Unity Warriors, l’armée camerounaise fragilise la coordination des attaques séparatistes dans ce secteur. Cette victoire tactique devrait permettre de desserrer l’étau sur les populations locales, longtemps soumises aux exactions et aux demandes de rançons de ce groupe armé.
Peter Kum
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