
Un coup d’arrêt majeur a été porté à la criminalité documentaire dans la cité capitale économique, Douala.

Les éléments de la gendarmerie nationale à Douala ont procédé le 11 septembre 2026 à l’interpellation du nommé Djomfang Augustin Aimé, suspecté d’être le cerveau d’un vaste réseau clandestin de confection et de commercialisation de faux documents administratifs et officiels.
L’opération menée par les forces de l’ordre a permis de mettre au jour un atelier d’imitation hautement structuré. Lors de la perquisition, les enquêteurs ont saisi un stock impressionnant de sceaux, timbres et cachets officiels reproduisant illégalement les armoiries et signatures de plusieurs institutions républicaines dont des autorités préfectorales et sous-préfectorales, des collectivités locales, des tribunaux et services de la police nationale et des établissements scolaires, secondaires et universitaires.
La filière proposait à sa clientèle un éventail complet de pièces contrefaites, allant des actes d’état civil (actes de naissance, de mariage, certificats de célibat) aux pièces judiciaires (casiers judiciaires), jusqu’aux pièces académiques (diplômes officiels et relevés de notes).
Cette arrestation remet en lumière les risques systémiques que fait peser la fraude documentaire sur la crédibilité des actes publics et la sécurité des transactions administratives. Le suspect a été placé en garde à vue et sera présenté devant le procureur de la République près le tribunal de grande instance du Wouri à l’issue de l’enquête préliminaire.
Peter Kum
Article précédent
Cameroun – Commune de Garoua 2ᵉ : Journées portes ouvertes mémorables.
Laisser un commentaire