
La Direction régionale de la police judiciaire de l’Est (DRPJ-Est), vient de démanteler un réseau criminel, présumé impliqué dans 25 assassinats déjà, dans la localité de Garoua-Boulaï.

La fin d’un climat de terreur qui asphyxiait déjà cette importante ville frontalière avec la République centrafricaine. Entre avril et août 2026, au moins 25 agressions mortelles, ciblant en priorité des conducteurs de moto-taxi, des civils et des membres des forces de défense et de sécurité, avaient plongé Garoua-Boulaï dans l’angoisse.
Grâce à une opération spéciale menée par la Brigade anticriminalité de la Division régionale de la Police judiciaire de l’Est (DRPJ-Est), six suspects ont été interpellés et présentés à la presse, mettant un terme aux agissements de cette bande armée.

Déployés sur hautes instructions du Délégué régional de la Sûreté nationale sous la supervision du Commissaire divisionnaire Hervé Djeumo, chef de la DRPJ-Est, les éléments de la police judiciaire ont mené des patrouilles ciblées et un minutieux travail d’infiltration.
Premier coup de filet (Grand Rond-Point / Alliance Express) : Interpellation des nommés Hassan et Yaouba. D’après la DRPJ-Est, Hassan était un évadé de prison qui purgeait une peine de 10 ans pour assassinat avant de se réfugier à Garoua-Boulaï.
Sur l’axe Ndokayo, il y a eu l’arrestation du nommé Abdou à 40 kilomètres du centre urbain. La police a aussi procedé à l’arrestation de Boné Benjamin dans un garage au carrefour Total, suivie de la capture de deux autres complices, portant le total à six personnes gardées à vue.

Le 11 septembre 2026, le Procureur de la République et le sous-préfet de Garoua-Boulaï, Julien Martial Asse, ont supervisé les séances de reconstitution des faits sur les lieux des crimes devant une foule nombreuse. Les suspects, passés aux aveux, ont reproduit le mode opératoire utilisé pour abattre leurs victimes à l’aide de poignards, machettes, massues et courroies d’étranglement.
A Yoko Séré et Nganko il y a eu l’assassinat de deux conducteurs de moto-taxi pour s’emparer de leurs engins (une moto a été retrouvée et restituée à la famille de la victime).
Au quartier Goza, on a enregistré l’agression mortelle d’un fonctionnaire des Douanes, décédé plus tard des suites de ses blessures à l’hôpital.
Au niveau du Stade Municipal, il y a eu une attaque barbare contre le policier Yerima, poignardé et roué de coups de massue. Laissé pour mort, l’agent a réchappé à la mort après plusieurs jours de coma dans une formation sanitaire de Yaoundé.
Qualifiant cette série de forfaitures de « criminalité de sang exécrable », le chef de la DRPJ-Est a réaffirmé la détermination des forces de l’ordre à éradiquer les bandes armées dans la région.
De son côté, le sous-préfet Julien Martial Asse a adressé une mise en garde ferme : Garoua-Boulaï, carrefour commercial stratégique, ne servira pas de base arrière au grand banditisme. Les six mis en cause ont été déférés devant les tribunaux pour y répondre de leurs actes.
Peter Kum
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