Cameroun – Finances publiques : Vers une pression fiscale de 14,1% du PIB d’ici 2029.


  • Direct Info
  • 7 juillet 2026

Le Gouvernement camerounais entend renforcer la mobilisation des recettes fiscales au cours des trois prochaines années.

Présentant les orientations budgétaires pour la période 2027-2029 devant les députés, le Ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a annoncé une hausse progressive de la pression fiscale. L’objectif est de réduire la dépendance aux recettes pétrolières, tout en finançant les priorités de développement du pays.

Le Cameroun prévoit de porter sa pression fiscale de 12,9 % du PIB en 2026, à 14,1 % en 2029. Cette ambition a été dévoilée par le Ministre des Finances, Louis Paul Motaze, lors de la présentation du Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme (2027-2029) devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée nationale, ce 6 juillet 2026.

Pour atteindre cet objectif, le gouvernement table sur un effort fiscal annuel de 0,4 point du PIB.

Plusieurs réformes sont prévues, notamment la généralisation de la facturation électronique en temps réel, le renforcement du suivi numérique des activités dans les secteurs des boissons, de la téléphonie et des jeux de hasard, ainsi que la poursuite de la digitalisation des procédures fiscales.

L’exécutif annonce également la création d’une unité dédiée au suivi des entreprises minières, l’extension de la taxe environnementale, l’instauration d’un droit de timbre sur les emprunts digitaux et un meilleur recouvrement des droits et taxes sur les téléphones portables importés. Les recettes issues des exportations de minerais et des opérations douanières devraient également être davantage sécurisées.

À travers ces mesures, le gouvernement entend accroître les recettes intérieures, réduire la dépendance aux revenus pétroliers et améliorer l’équilibre des finances publiques. Si l’exécutif met en avant le financement des priorités de développement, certains observateurs estiment que ces réformes pourraient, selon leur mise en œuvre, entraîner une hausse du coût de certains biens et services pour les consommateurs.

Natacha MBARGA

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