
À 51 ans, l’ingénieur chevronné de génie civil, Jacques Pascal Joki, ouvre une nouvelle page de sa carrière professionnelle, en intégrant le Conseil régional du Littoral, en qualité de Chef de la Division des infrastructures et de l’aménagement régional. À cet effet, il a bien voulu accorder une interview à Direct Info.

Direct Info : Monsieur Jacques Pascal Joki, quelle a été votre première réaction lorsque vous avez appris votre nomination, le 30 juillet dernier, au poste de chef de la Division des infrastructures et de l’aménagement régional du Conseil régional du Littoral ?
Jacques Pascal Joki : Lorsque j’ai appris, le 30 juillet 2026, ma nomination au poste de chef de la Division des infrastructures et de l’aménagement régional du Conseil régional du Littoral, j’ai éprouvé un sentiment de satisfaction. Cette nomination a également suscité en moi une volonté accrue de me mettre au travail. J’ai immédiatement pris la mesure de la responsabilité qui m’était confiée et j’ai compris qu’il me fallait franchir un nouveau palier, tant dans ma manière de travailler que dans la qualité du travail à fournir, afin de mener à bien les missions qui sont désormais les miennes. Je voudrais, à cette occasion, adresser mes sincères remerciements au Président du Conseil régional du Littoral, Monsieur Banlog, nôtre père, pour la confiance qu’il a bien voulu placer en moi en me confiant cette haute responsabilité, sur proposition du Gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, à qui je dis également merci.
Je mesure pleinement la portée de cette confiance. Mais, je puis rassurer qu’avec l’accompagnement du Président du Conseil régional, mais également celui de mes collègues, de mes collaborateurs et de l’ensemble des forces vives de la région, je saurai me montrer à la hauteur de ses attentes et m’employer à mériter la confiance qui m’a été accordée.

D.I : Quelles sont concrètement vos missions et vos principales priorités à ce nouveau poste ?
JPJ : À travers les responsabilités qui viennent de m’être confiées en qualité de chef de la Division des infrastructures et de l’aménagement régional, je serai principalement appelé à intervenir dans deux domaines : celui des infrastructures et celui de l’aménagement du territoire.
En matière d’infrastructures, il s’agit essentiellement des routes, notamment des routes régionales qui relèvent de nos compétences. Nous sommes également concernés par les bâtiments, notamment les établissements scolaires, les hôpitaux et les cases communautaires.
Le domaine énergétique constitue également un volet important, à travers des infrastructures telles que les installations énergétiques, les centrales solaires, ou encore les barrages. Dans une certaine mesure, les adductions d’eau font également partie des infrastructures auxquelles nous devons nous intéresser.
En ce qui concerne l’aménagement du territoire, notre ambition est de contribuer à un développement harmonieux et équilibré de la région du Littoral. Il s’agit de faire en sorte que l’ensemble des départements qui composent cette région puissent progresser de manière équitable et, autant que possible, à un rythme comparable. Le véritable objectif demeure l’amélioration des conditions de vie des populations.

DI : Comment comptez-vous articuler votre expertise technique avec les besoins concrets des populations ?
JPJ : Je dois dire que l’intitulé même du poste qui m’a été confié résume parfaitement mon parcours. La question des infrastructures relève directement de mon domaine de compétence en tant qu’ingénieur. Les infrastructures constituent d’ailleurs le secteur dans lequel j’ai consacré l’essentiel de ma carrière, notamment au ministère des Travaux publics, d’où je viens.
Il existe par ailleurs un lien évident entre les infrastructures et l’aménagement régional. Il s’agit, à travers ces deux domaines, de permettre au territoire de se développer de manière harmonieuse et équilibrée. Je suis donc, comme on le dit souvent, dans mon élément.

En tant qu’ingénieur de génie civil, je considère cette nouvelle fonction comme une continuité de mon parcours professionnel. J’effectue en quelque sorte un transfert de compétences et d’expérience du ministère des Travaux publics, vers le Conseil régional du Littoral.
Toute l’expérience et l’ensemble des compétences que j’ai pu acquérir depuis le début de ma carrière, je compte désormais les mettre au service de la région du Littoral.
Lorsqu’on mesure le rôle déterminant que jouent les infrastructures et la qualité de l’aménagement dans le développement d’une localité, ou d’une région, on comprend aisément l’impact que peuvent avoir mes nouvelles missions sur le bien-être des populations.
Les routes, les écoles, les hôpitaux, les barrages, ou encore les centrales électriques, constituent autant d’infrastructures indispensables au développement et à l’amélioration des conditions de vie des populations dans un espace donné.

DI : Aujourd’hui, quelles sont vos principales priorités ?
JPJ : Nous avons affaire à une administration qui demeure relativement nouvelle, qui doit encore consolider ses acquis, prendre pleinement ses marques et poursuivre sa mise en place.
À l’entame de ce deuxième mandat de fonctionnement de cette administration, ma première priorité sera d’apporter, à mon niveau, ma modeste contribution à la consolidation du Conseil régional du Littoral. Je souhaite contribuer à faire de cette institution un acteur majeur du développement de la région. C’est, du reste, l’une de ses principales vocations.
Je voudrais également contribuer à rendre cette vocation pleinement effective, notamment en faisant en sorte que le Conseil régional soit davantage visible à travers ses réalisations. Il est important que notre action se traduise concrètement sur le terrain par un nombre significatif de réalisations au bénéfice des populations.
Au-delà du diagnostic de la situation actuelle, qui a déjà commencé à être établi, il faudra également parcourir l’ensemble de la région, afin d’identifier la majorité, sinon la totalité, des besoins en matière d’infrastructures. Cette démarche permettra de mieux cerner les ouvrages à réaliser dans notre belle et chère région du Littoral, afin de contribuer à son développement et à son rayonnement.
N’oublions pas que la région du Littoral constitue le poumon économique du Cameroun et, plus largement, de l’Afrique centrale.

Propos recueillis par Natacha Mbarga
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