Cameroun – Libération des zones à risques à Yaoundé : L’urgence de la réinstallation et de l’aménagement.


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  • 7 juin 2024

Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’urgence, de réinstallation et d’aménagement de la ville de Yaoundé, visant à apporter une réponse durable à la gestion des catastrophes naturelles, notamment les inondations et les éboulements de terrain, Madame le Ministre de l’Habitat et du développement urbain, Célestine Ketcha Courtès, a effectué une descente dans certaines zones à risques, le 5 juin 2024.

Il s’agissait d’une descente interministérielle qui a donné lieu à la reconnaissance de trois zones à risques dans la ville de Yaoundé. Notamment la zone du Château d’eau au quartier Mimboman, précisément derrière Don Bosco ; la zone de l’ancienne carrière Universitaire du quartier Ngoa- ÉKélé ; de même que la zone du ravin situé derrière la gendarmerie du Quartier Mendong.

La concrétisation dudit Plan d’urgence de réinstallation et d’aménagement de Yaoundé a permis au Ministère de l’habitat et du développement urbain, sous la houlette de Célestine Ketcha Courtés, de mettre sur pied une équipe constituée en plus des responsables de ce département ministériel, de l’ONAC, ainsi que des Collectivités territoriales décentralisées concernées.

En effet, une équipe technique a procédé à l’identification de 42 zones à risques à Yaoundé, nécessitant divers types interventions d’urgence.

Au terme de cette visite d’inspection, Madame le Ministre, Célestine Ketcha Courtès précise que : «Je suis venu sur le terrain avec l’ensemble des parties prenantes. Et je voudrais d’abord saluer l’ensemble les administrations qui se sont associées à nos équipes techniques dans le cadre de ce plan d’urgence de réinstallation et d’aménagement des zones à risques, qui sont malheureusement occupées par des populations. Ce qui nous amène à pleurer que ce soit Ngouaché, que ce soit Damas, que ce soit Mbankolo, ou encore Ngaoundéré et lazone Guinness à Douala, tout récemment. À présent, nous avons des zones qui sont identifiées comme non constructible, dans les plans d’occupation des sols. Malheureusement ces zones sont envahies du fait de la pression démographique par les populations. Malgré le fait que les changements climatiques sont une réalité. Ces populations aggravent cette situation avec les dépôts anarchiques de poubelles et ordures ménagères.

Donc il était important que nous descendions, à l’heure où on annonce des pluies diluviennes graves, afin de commencer par la chose la plus simple, qui est d’amener les autorités locales, les maires, les Sous-préfets et Préfets, accompagnés du Gouverneur, de nos délégués départementaux et régionaux, d’engager un dialogue de sensibilisation avec les populations, pour les amener à être aussi acteurs de la préservation de leurs vies et de leurs biens, tel que voulu par le Président de la République. Les pluies diluviennes arrivent, il est important qu’il y ait une libération du périmètre à risques dans ces zones à risques, occupées par les populations. Je pense que les maires heureusement ont pris conscience, puisqu’ils travaillent déjà avec les équipes du Mindhu, depuis un certain temps. Et en attendant les actions fortes voulues par le Président de la République dans l’aménagement des drains et la sécurisation de ces zones, il est urgent d’intensifier la sensibilisation afin que les personnes qui sont installées anarchiquement dans ces zones puissent libérer afin de préserver leurs vies.»

Francis Dourdjao

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