
Piégé au milieu des eaux déchaînées du Mayo Palar, un jeune de 15 ans a été sauvé in extremis ce jeudi 25 juin 2026, par les nageurs – sauveteurs des sapeurs – pompiers de la ville de Maroua. Très miraculeusement, le pronostic vital de la victime n’est pas engagé.
Cette histoire tient du miracle et force l’admiration dans toute la capitale régionale de l’Extrême-Nord. Ce jeudi 25 juin 2026, un jeune homme d’environ 15 ans, a survécu à une lutte dantesque de plus de cinq heures de temps, contre la fureur des eaux du radier de Palar.
Le drame a débuté en fin d’après-midi. Emporté par le violent courant du cours d’eau saisonnier (le Mayo Palar), le jeune garçon a vu sa course stoppée net. Se retrouvant dangereusement piégé entre deux blocs de rochers au milieu des flots.
C’est à 17h30 que le Centre de suivi opérationnel du 40e groupement des sapeurs-pompiers de Maroua a reçu l’alerte générale via plusieurs appels de détresse des riverains paniqués.
À ce moment-là, l’adolescent se battait déjà depuis de longues heures pour maintenir sa tête hors de l’eau.
Arrivés promptement sur les lieux, les nageurs-sauveteurs des sapeurs- pompiers ont dû déployer des trésors d’ingéniosité et de courage pour braver la force du courant.
Face à la configuration rocheuse et à la violence du débit d’eau, il aura fallu plusieurs tentatives infructueuses et hautement risquées avant que les secours ne parviennent à l’agripper et à l’extraire de son piège de pierre.
Témoignage de la gravité et de la sensibilité de la situation, le Préfet du département du Diamaré, accompagné des forces de police, s’est personnellement rendu sur la berge pour superviser les opérations de sauvetage.
Aussitôt ramené sur la terre ferme, le jeune survivant a été évacué en urgence vers une formation sanitaire de la place. Bien qu’épuisé et sous le choc, les médecins se veulent rassurants : « son pronostic vital n’est pas engagé ».
Sur les berges, la foule de curieux et de proches, transpercée par toutes les émotions, n’a pas caché son immense soulagement. Entre les remerciements aux secours, les prières s’élevaient, ponctuées par une exclamation unanime en langue locale fulfuldé : « Balde jouti ! » (Sa vie est longue / Dieu a prolongé ses jours).
Un acte de bravoure des secours et une leçon de résilience de la part de l’adolescent qui resteront gravés dans les mémoires à Palar.
Peter Kum
Laisser un commentaire