Cameroun – SIARC 2026 : Innovation artisanale et conquête des marchés internationaux.


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  • 24 juillet 2026

Le Musée National de Yaoundé sera du 27 juillet au 5 août 2026, l’épicentre de la création artisanale, à l’occasion de la 9ᵉ édition du Salon International de l’Artisanat du Cameroun (SIARC).

Placé sous le Très Haut Parrainage du Président de la République, Paul Biya, ce rendez-vous, qui aura pour thématique centrale : « Entre tradition et modernité : Comment stimuler l’innovation artisanale ? », s’annonce assez décisif pour les créateurs des oeuvres de l’esprit.

À cet effet, le Ministre camerounais des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat, Achille BASSILEKIN III, en a dévoilé la trajectoire stratégique. Faire franchir un cap au « Made in Cameroon », en misant sur un artisanat plus moderne, plus compétitif et beaucoup plus armé, pour la conquête des marchés internationaux.

Organisée sous le thème « Entre Tradition et Modernité : Comment stimuler l’Innovation Artisanale ? », cette édition veut faire sauter les verrous traditionnels en impulsant une véritable transformation industrielle et commerciale. Pour Achille BASSILEKIN III, l’enjeu dépasse la simple mise en valeur du patrimoine. L’ambition est d’arrimer les créateurs aux exigences contemporaines.

Comme l’a souligné le membre du Gouvernement lors de son intervention, « L’avenir de l’artisanat camerounais repose sur sa capacité à préserver ses racines tout en innovant ». Une vision qui se traduit concrètement par l’intégration du design moderne, le virage vers le numérique, la normalisation rigoureuse et la certification des œuvres pour garantir leur valeur à l’export.

Secteur clé mobilisant près de 60 % de la population active, l’artisanat s’inscrit au cœur de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30). Le SIARC 2026 entend ainsi dépasser la simple exposition pour devenir une puissante plateforme d’affaires. Plus de 600 artisans locaux et internationaux y croiseront le fer avec des investisseurs, des acheteurs professionnels et des institutions financières.

L’attractivité internationale du Salon franchit un nouveau palier cette année grâce à la présence de deux Pays Invités d’Honneur aux savoir-faire d’exception : l’Algérie et la Côte d’Ivoire.

L’Algérie apporte toute sa maestria dans les métiers de la céramique, du travail du cuir d’art, de la tapisserie fine et du travail des métaux. La Côte d’Ivoire, de son côté, enrichit le rendez-vous par son expertise reconnue dans le textile traditionnel, notamment le pagne baoulé, la sculpture sur bois et la transformation créative des ressources locales.

Ce tandem de choc offre une plus-value inestimable en favorisant des transferts de compétences inédits, du networking B2B et des alliances commerciales stratégiques entre l’Afrique centrale, l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest.

Sur le terrain, l’innovation se matérialisera par un dispositif taillé sur mesure pour les professionnels : un Pavillon de l’Innovation et de la Créativité, des ateliers pratiques axés sur le marketing digital et la propriété intellectuelle, ainsi qu’un Pavillon de la formalisation destiné à sortir les talentueux créateurs de la précarité informelle. La grande nouveauté de cette 9ᵉ édition réside dans la formation directe des acteurs aux normes internationales, l’ouverture d’une Boutique Souvenir du SIARC valorisant exclusivement les produits labellisés, et des ateliers d’initiation dédiés aux jeunes pour susciter de nouvelles vocations entrepreneurs.

Cette grande messe est l’aboutissement d’un processus rigoureux d’ancrage territorial. À travers 58 Salons départementaux et 10 Salons régionaux organisés sur l’ensemble du territoire, le Gouvernement a déniché la crème de la création camerounaise pour garantir un niveau d’excellence irréprochable au Musée National.

Le ministre, Achille BASSILEKIN III a conclu par un appel vibrant à une prise de conscience collective, rappelant que l’acte d’achat est avant tout un acte de soutien économique et patriotique. « Acheter un produit artisanal camerounais, c’est soutenir une famille, préserver un savoir-faire, contribuer à la création d’emplois et investir dans notre patrimoine culturel », a-t-il affirmé. Une invitation claire à faire du SIARC 2026 le levier d’une économie camerounaise fière, innovante et résolument tournée vers l’avenir.

Rosine Yémélé

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