
Face au débordement des forces de maintien de l’ordre par une foule indignée, les commandos du BIR sont intervenus pour sécuriser le chef-lieu du Logone-et-Chari et appeler à la retenue.
Après 48 heures de vives tensions et de manifestations de colère, un calme précaire et progressif revient dans la ville de Kousseri, chef-lieu du département du Logone-et-Chari. La cité frontalière avait été le théâtre de violents troubles à la suite de la mort de deux civils, abattus par balles par un policier lors d’une opération d’interpellation qui a dramatiquement dérapé au quartier Wally Fourdou.
Au lendemain du drame, l’émotion et l’indignation de la population se sont muées en un mouvement de contestation de grande ampleur. Face à une foule nombreuse et hostile venue réclamer justice, les unités de police initialement déployées pour le maintien de l’ordre se sont retrouvées débordées.
Afin de prévenir un affrontement direct et d’éviter une escalade meurtrière des violences, les forces de l’ordre ont fait le choix de se replier de plusieurs points chauds de la ville.
Pour pallier le risque de vacance sécuritaire et contenir les débordements, le Bataillon d’Intervention Rapide (BIR) a été déployé en urgence dans les artères stratégiques de Kousseri.
Grâce à ce déploiement de force dissuasif mais maîtrisé, les éléments de cette unité d’élite ont réussi à sécuriser les bâtiments publics et les axes routiers principaux, disperser les derniers foyers de tension et garantir le retour à la circulation et à la vie quotidienne.
Sur le terrain, les responsables du BIR ne se sont pas contentés d’une présence sécuritaire. Ils ont également mené des actions de médiation auprès des riverains et des chefs de communautés, lançant un vif appel au calme, à la sérénité et à la retenue.
Les forces d’élite ont exhorté les populations à faire confiance à l’institution judiciaire, assurant que toute la lumière sera faite par les enquêtes en cours pour établir les responsabilités et sanctionner l’auteur des tirs conformément à la loi.
Peter Kum
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