
Réunis le 30 juillet 2026 à Douala, les acteurs du fret terrestre de la sous-région Afrique centrale, ont formulé plusieurs recommandations pour améliorer la circulation des marchandises.

Harmonisation des procédures, digitalisation, infrastructures et sécurité figurent parmi les principales pistes retenues. Fluidifier le transport des marchandises et réduire les coûts du transit. C’est l’un des principaux objectifs du Forum sous-régional sur la compétitivité des corridors transfrontaliers et la facilitation des échanges en zone CEMAC, tenu au Krystal Palace de Douala.
Les travaux ont permis de faire le point sur les difficultés qui ralentissent encore le commerce sous régional. Lenteurs administratives, contrôles pléthoriques, contraintes liées au transit, insuffisance des infrastructures logistiques et manque d’harmonisation des procédures, figurent parmi les principaux obstacles relevés.

Pour les entreprises, ces difficultés ont un coût. Les retards dans l’acheminement des marchandises entraînent des dépenses supplémentaires et réduisent la compétitivité des produits sur les marchés de la sous-région.
Face à cette situation, l’harmonisation des règles entre les États apparaît désormais comme une priorité. Les opérateurs participants recommandent à cet effet une simplification des formalités administratives et douanières, ainsi qu’une meilleure coordination des services aux frontières.
La digitalisation constitue un autre levier. La dématérialisation des documents, le suivi des cargaisons et la traçabilité des opérations doivent permettre de gagner du temps et de renforcer la transparence le long du transit. La plateforme Landfreight IS+, développée par le Bureau de Gestion du Fret Terrestre du Cameroun (BGFT), s’inscrit dans cette dynamique.
Mais la modernisation passe aussi par les infrastructures. Les recommandations portent notamment sur l’aménagement des corridors, le développement des plateformes logistiques et la création d’aires de repos sécurisées pour les transporteurs.
La sécurité du fret reste également une préoccupation. Une coopération renforcée entre les États et les services concernés est souhaitée pour mieux protéger les marchandises, les transporteurs et les infrastructures.
Les travaux ont par ailleurs débouché sur la Déclaration de Douala, qui pose les bases de la création de Africa Fret.
L’initiative vise à rapprocher les professionnels africains du transport terrestre. À interconnecter les systèmes logistiques. Et à accompagner la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine, la ZLECAf.
Pour les économies de la sous-région, l’enjeu est important. Des corridors plus performants peuvent réduire les charges des entreprises, faciliter l’accès aux marchés voisins et favoriser le développement des échanges.
Les recommandations sont désormais formulées. Reste donc à les traduire en actions concrètes. Cette réussite se mesurera notamment à travers la baisse des délais de transit, la réduction des coûts et l’amélioration des conditions de transport.
Les acteurs du fret ont ainsi posé les bases d’une nouvelle dynamique. Le défi est désormais de faire de ces corridors, de véritables leviers de compétitivité et d’intégration économique en Afrique centrale.
Natacha Mbarga
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