Litige foncier à Bangangté :Entre amalgame et confusion.

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Un tabloïde, pourtant interdit d’exercice de la profession de journalisme, depuis le 6 décembre 2023 par décision du Conseil national de la communication (CNC), réuni en sa 40ème Session, profère impunément des allégations sans fondements sur des personnalités, en toute violation non seulement des règles d’éthique et de déontologie journalistiques, mais aussi des articles du Code pénal camerounais, pouvant déboucher sur des peines privatives de liberté à l’encontre de ce Directeur de publication d’un autre genre, qui semble visiblement être un habitué de ce type de manœuvre diffamatoire.


En effet, les fins limiers de notre rédaction mobilisés autour de cette prétendue polémique foncière au quartier Mandja, dans l’arrondissement de Bangangté, ont pu obtenir la version des faits du principal mis en cause, le nommé Tchuateu Bauclaire. Il en ressort que de ces investigations que, suivant l’arrêté N°1182/A/MINDCAF/SG/DA/ D11 du 17 septembre 2021, signé personnellement du ministre Henri Eyebe Ayissi, le nommé Tchuateu Bauclaire a été autorisé à occuper une dépendance du domaine public routier, d’une superficie de 2 464 m² au lieu-dit Carrefour Mandja, dans l’arrondissement de Bangangté, département du Ndé, région de l’Ouest, en vue d’une exploitation à usage commercial, pour une durée de 5 ans renouvelable. Toutefois, il est bien précisé sur cet arrêté ministériel que ladite autorisation peut être révoquée ou modifiée à tout moment sans indemnité, pour motif d’intérêt public, ou pour inexécution par l’occupant des obligations du cahier de charges. Et pour officialiser cette concession accordée par l’Etat, l’alinéa 2 de l’article 2 de cet arrêté fixe la redevance domaniale annuelle à la somme de 2 464 000 FCFA, payable d’avance le 4 octobre de chaque année, à la caisse du Receveur départemental des domaines du Ndé.
C’est ainsi que les certificats d’acquittement de cette redevance annuelle de 2,464 millions de FCFA seront régulièrement délivrés à Tchuateu Bauclaire, par le Receveur des Domaines, les 5 octobre 2021 et le 30 janvier 2023 respectivement, avec à l’appui des reçus de payements au Trésor public. En outre, selon les éclairages de Tchuateu Bauclaire, une demande de permis de bâtir avait même déjà été introduite à la Mairie de Bangangté depuis le 8 décembre 2022, sans aucune réponse ni favorable ni défavorable, alors même que le contribuable Tchuateu Bauclaire, visiblement soucieux du développement socioéconomique de son village natal en particulier et du Cameroun en général, affirme avoir déposé un dossier complet de demande de permis de construire, conformément à la loi N°2008/0739/PM du 23 avril 2008, fixant les règles d’utilisation du sol et de la construction, modifié et complété par les décrets N°2013/0042/PM du 23 janvier 2013 et N°2014/1005/PM du 21 mai 2014 et payé à la recette municipale de Bangangté, la somme de 2 600 000 FCFA, représentant une avance de paiement des droits sur ce permis de bâtir ; ainsi que 20 000 FCFA payés à la recette municipale, pour l’obtention d’un certificat d’urbanisme, qui n’aurait jamais été délivré par ladite Commune, qui elle, va plutôt entreprendre de saisir le ministre des domaines, par lettre du 16 Mai 2023, pour solliciter cette même dépendance du domaine public routier de Mandja ; après avoir tenté vainement d’arrêter les travaux de construction sur ce site, par décision N°60/LC-BGTE/CQB/SG/2023 du 15 février 2023 signée du Maire, Eric Aimé Niat, en dépassement flagrant du délai légal de 45 jours après le dépôt de la demande de permis de bâtir. Réitérant les conclusions de son arrêté du 17 septembre 2021, le ministre des domaines, Henri Eyebe Ayissi, dans sa correspondance du 14 juillet 2023, va réserver une fin de non-recevoir à cette sollicitation de la Mairie de Bangangté, en le renvoyant alors vers le Préfet du Ndé pour toutes fins utiles.


C’est fort de ces arguments de droit que monsieur Tchuateu Bauclaire, jouissant légalement d’un droit de propriété sur ce site querellé, signera alors un partenariat d’affaire avec le PDG de la société de distribution des produits pétroliers, dénommée Green Oil Sarl, l’honorable Mbakam Guillaume, pour l’exploitation des stations-services à cet endroit, sous le label Green Oil Sarl. Et selon les précisions de Tchuateu Bauclaire, ce jeune opérateur économique de la localité de Mandja par Bangangté, aujourd’hui jeté en pâture par les disciples de la mafia foncière : « lors des terrassements de ce terrain et en présence des membres de ma famille, mes frères et oncles, il n’y avait aucune tombe de nos ancêtres sur ce site des travaux de terrassement. Sinon les parents devraient farouchement s’y opposer séance tenante, conformément à nos traditions. Même jusqu’à présent, aucun de nos oncles n’évoque la thèse d’une quelconque destruction des tombes lors de ces terrassements. Et mon prétendu frère qui agite aujourd’hui l’opinion, un certain Wandji Jean Marie, était bel et bien présent ce jour-là et lui-même en compagnie de quelques jeunes du quartier, enlevait personnellement ses parpaings qu’il avait déposé sur ce terrain. Ce jour-là, il ne parlait pas des tombes détruites. Vous comprenez donc qu’il y a purement et simplement de la manipulation dans cette affaire ».

Et dans une interview exclusive accordée à notre rédaction, le Président directeur général de Green Oil Sarl, l’honorable Mbakam Guillaume, déclare que : « Contrairement à ce qui est véhiculé dans une certaine presse et même dans les réseaux sociaux par certains manipulateurs, madame le ministre de l’habitat et du développement urbain, Célestine Ketcha Courtès, ne détient aucune action dans la société Green Oil Sarl que je dirige avec mes enfants. Bien plus, elle n’en est pas partenaire et ne saurait être concernée dans cette affaire foncière à Mandja. Je suis le propriétaire de Green Oil Sarl avec mes enfant et monsieur Tchuateu Bauclaire est bel et bien parmi mes partenaires d’affaires. Il a légalement acquis ce terrain pour exploitation commerciale suivant l’arrêté du ministre des domaines, du cadastre et des affaires foncières. Tout le reste là n’est que de l’agitation ».

Samuel Bondjock

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