Cameroun – Agriculture biologique : Le nouveau pétrole vert à valoriser.


  • Direct Info
  • 23 février 2026

Une opportunité de développement durable, portée par le Pôle de connaissances pour l’agriculture biologique et l’agroécologie en Afrique centrale (PCAC), avec l’accompagnement du Conseil économique et social du Cameroun.

Pour la promotion et la vulgarisation de cette initiative bio, qui peine encore à s’enraciner dans les habitudes et les mentalités des consommateurs, à cause de quelques contraintes déjà bien identifiées, les Hommes de médias ont été appelés à contribution, à travers un atelier de formation et d’information sur les contours de l’agriculture biologique, le 9 février 2026, au Centre Jean XXIII de Mvolye à Yaoundé.

L’objectif ici étant de capaciter ces professionnels des médias, sur les opportunités qu’offre cette agriculture biologique dans le développement socioéconomiques et culturels du Cameroun, face à l’envahissement de nos marchés, par des produits manufacturés et ou chimiques, impropres à la consommation humaine, car produits à base d’engrais et de pesticides chimiques.

En présentiel et les visioconférence, les experts et spécialistes de la filière bio, ont partagé tour à tour leurs connaissances et leurs expériences sur les opportunités d’affaires dans la chaîne de valeur de l’agriculture biologique ; le rôle des chambres consulaires, comme le Conseil économique et social, dans le lobbying autour de cette question ; la contribution des médias dans la promotion des pratiques agricoles appropriées et des Centres de formation spécialisés, à l’instar du Centre Polyvalent de Formation (CPF) de Mbouo-Bandjoun, dans le département du Koung-Khi, région de l’Ouest Cameroun.

En entretenant la journalistes à cette occasion, sur les opportunités d’affaires dans le secteur de l’agriculture biologique, Madame Pountcheu Dénis Diane, Directrice du Centre Polyvalent de Formation de Mbouo-Bandjoun, a rappelé que : « l’agriculture biologique n’est pas une alternative, mais une opportunité à saisir pour le développement durable du Cameroun. C’est le nouveau pétrole vert de notre pays, que nous devons valoriser. C’est dans cette dynamique que le CPF oeuvre pour la formation des jeunes dans ces métiers à fort potentiel, en collaboration avec le Bureau national de l’EEC et plusieurs autres partenaires. Nous comptons déjà à notre actif plus de 460 jeunes formés au bio, sur un site de 5 ha, dont 3 ha de champs de démonstration. Avec plus de 60℅ d’insertion de ces jeunes formés et plus de 2000 producteurs capacités ».

Les interventions de Stéphanie Zeiss de KCOA, de Patrick Hervé, ou encore du Dr Mathieu Foka, Project manager du PCAC, ont permis de présenter aux Homme de médias les acquis de cette initiative déjà implémentée dans 9 régions sur 10, pour une sécurité alimentaire des populations camerounaises. Le bilan ainsi présenté affiche déjà plusieurs centaines de produits de connaissances crées et validés (fiches techniques, brochures, dépliants, etc), avec des milliers de multiplicateurs, des millions d’utilisateurs potentiels, des centaines de relations professionnelles, plusieurs dizaines de Maîtres formateurs des multiplicateurs dans 3 pays déjà et la participation à 18 Salons et événements nationaux.

Fort de ces avancées remarquables, le Secrétaire général du Conseil Économique et Social, Zacharie Ngoumbè, rassure de ce que : « L’agriculture biologique est inscrite désormais dans les politiques publiques du Cameroun, à travers la loi qui a été votée en 2025. Le Conseil Économique et Social, naturellement, accompagne les pouvoirs publics et les opérateurs, dans la réalisation de cet aspect, qui regroupe en effet, les quatre piliers d’action Conseil, du Conseil économique et social. Ainsi, l’agriculture biologique devient alors une niche d’opportunités économique. En plus, l’agriculture biologique revêt un caractère social important, parce qu’il s’agit de la nutrition et de la vie des populations. L’agriculture biologique touche alors l’un des piliers du Conseil économique et social, qui est le pilier culturel, en ce sens que, les techniques culturales utilisées relèvent généralement des pratiques culturelles des peuples. Ainsi, la manière de cultiver, détermine la culture. Et enfin, l’agriculture biologique est un lévier principal pour la contribution à l’équilibre environnemental, dans un monde où, le réchauffement climatique tire l’une de ses sources dans les mauvaises pratiques culturales, qui détruisent l’environnement, qui appauvrissent les sols et qui créent des catastrophes naturelles, des inondations, des sécheresses, etc. Nous sommes donc là dans une action de lobbying que le Conseil économique et social mène auprès des pouvoirs publics, afin qu’une plus grande considération soit accordée à cette agriculture biologique. Aussi bien au niveau de la production massive des intrants, de la formation sur les techniques culturales, de la conservation des produits bio, ou encore de l’ouverture des espaces marchands pour la commercialisation de ces produits bio. Sans oublier la communication sur les méfaits de la consommation des produits fait à base d’engrais et de pesticides chimiques. Nous sommes là aujourd’hui, pour tenir ce plaidoyer avec l’ensemble des acteurs de cette chaîne de valeurs ».

Samuel Bondjock.

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