Cameroun – Crise anglophone : une embuscade à Sabga Hills près de Bamenda fait un mort et des passagers enlevés.


  • Direct Info
  • 25 juillet 2026

Attaqué le vendredi 24 juillet 2026 alors qu’il revenait d’une cérémonie funèbre, le jeune entrepreneur « Huspuppi » a succombé à ses blessures. Les séparatistes ambazoniens sont pointés du doigt.

La violence continue de meurtrir la région du Nord-Ouest du Cameroun. Ce vendredi 24 juillet 2026, la communauté urbaine de Bamenda a appris avec effroi le décès tragique d’un jeune entrepreneur très populaire localement, connu sous le pseudonyme de « Huspuppi ».

L’homme d’affaires a été pris dans une embuscade tendue par des hommes armés alors qu’il circulait à bord de son véhicule au niveau de Sabga Hills, sur l’axe routier reliant Sabga à Tubah, dans l’arrondissement de Tubah (département de la Mezam).

Selon les informations recoupées, la victime revenait d’une cérémonie d’inhumation en compagnie de plusieurs autres passagers au moment des faits. Des individus armés ont ouvert le feu à bout portant sur le véhicule.

Grièvement touché par des projectiles, le jeune homme d’affaires a succombé à ses blessures peu après l’assaut. Son corps a été déposé à la morgue de l’Hôpital Régional de Bamenda.

Outre ce décès, le bilan humain s’avère particulièrement lourd : plusieurs passagers du convoi — jusqu’à une vingtaine selon certaines sources locales — ont été kidnappés par les assaillants et emmenés vers une destination inconnue.

Les auteurs présumés de cette attaque sont soupçonnés d’être des combattants séparatistes armés (« Amba Boys »), très actifs dans cette zone stratégique. Si les motivations exactes de cette embuscade restent à éclaircir — s’agissant potentiellement d’une tentative d’extorsion, d’un non-respect des journées de « ville morte » ou d’une attaque opportuniste —, ce drame illustre une nouvelle fois le calvaire quotidien des populations civiles.

Le secteur de Tubah et la colline de Sabga sont régulièrement le théâtre de violences, de barrages routiers illégaux et d’enlèvements contre rançon depuis le déclenchement de la crise socio-politique dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Pris en tenaille entre les exactions des groupes armés non étatiques et les contraintes sécuritaires, les acteurs économiques locaux, les jeunes et les habitants continuent de payer un tribut particulièrement lourd dans un conflit qui dure depuis près d’une décennie.

Peter Kum

Commentaires sur Facebook


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Rester connecter

Inscrivez-vous à notre Newsletter pour recevoir les nouvelles articles par mail !

error: Content is protected !!