
Face à la crise humanitaire qui persiste dans l’Extrême-Nord du Cameroun, une importante opération d’assistance s’est déroulée ce mercredi 4 novembre 2026 à Madouli, dans le canton de Yoldeo (arrondissement de Dargala).

Près de 5 000 personnes déplacées internes, ayant fui les exactions de Boko Haram dans l’arrondissement de Waza (Logone-et-Chari), ont reçu un don massif de denrées alimentaires offert par l’entreprise Africa Global Logistics (AGL).
Organisée sous le haut patronage du Préfet du Diamaré, Jean-Marc Ekouambarga, cette distribution humanitaire est le fruit d’une facilitation menée par l’honorable Hamadou Sali, député du Diamaré. Il s’agit de la première intervention de cette ampleur initiée par un élu local en faveur de ces populations déracinées.

La cérémonie s’est tenue en présence de Sa Majesté Abdoulaye Yerima Bakari, Lamido de Maroua, ainsi que des autorités administratives et des représentants du Lawanat de Yoldeo, qui ont réaffirmé le devoir d’hospitalité envers les familles sinistrées.
Le lot d’aide d’urgence acheminé par AGL comprend 280 sacs de riz (25 kg), 120 sacs de mil jaune, 100 sacs de maïs (50 kg), 100 sacs d’arachides (50 kg) et 140 cartons d’huile de table (Diamaor).
Pour Thierry Ngogang, directeur de la communication d’AGL, cette action s’inscrit pleinement dans la responsabilité sociétale de l’entreprise : « Nous voulons soutenir les communautés vulnérables et accompagner l’effort de solidarité nationale. »

Si l’aide alimentaire apporte un soulagement immédiat, la situation sur le terrain demeure alarmante. Plus de 12 000 déplacés originaires de Waza sont actuellement recensés entre les localités de Madouli et Koréa.
Porte-parole des bénéficiaires, M. Hassan a exprimé la gratitude des familles tout en rappelant l’urgence de solutions pérennes : « Nous remercions les donateurs, mais nous voulons que le gouvernement nous aide à rentrer chez nous. Ici, la vie est très difficile. »
Accès à l’eau potable, latrines, abris décents, soins de santé et scolarisation des enfants demeurent des défis majeurs pour les autorités administratives du Diamaré, alors que le retour de ces populations reste strictement conditionné par la stabilisation sécuritaire dans le Logone-et-Chari.
Peter Kum
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