
Adopté à 6,2 milliards de FCFA, le budget 2026 de la Commune de Douala 3e affiche, au 30 juillet 2026, un taux d’émission des recettes de 44,5%.

A mi-parcours de l’exercice 2026, les finances de la commune d’arrondissement de Douala 3ᵉ.
Ainsi, la municipalité présentent un bilan contrasté. Réunis le 10 août 2026 en session, les conseillers municipaux ont examiné l’état d’exécution du budget, dans un contexte marqué par des recettes en deçà des prévisions et des tensions sur la trésorerie.
Présidé par le Maire Valentin Epoupa, en présence du Préfet du département du Wouri, Cyriac Mvogo, représentant de l’État, les travaux ont également permis d’apprécier l’avancement des programmes municipaux et de dégager les orientations pour le second semestre.
L’heure est au bilan d’étape. Après plusieurs mois d’exécution du budget 2026, les conseillers municipaux ont procédé à l’examen des résultats enregistrés, tout en identifiant les contraintes susceptibles d’affecter la poursuite des actions programmées.
Adopté à 6,2 milliards de FCFA, le budget communal affiche, au 30 juillet 2026, un taux d’émission des recettes de 44,5 %.
Le niveau de recouvrement effectif demeure toutefois inférieur. Ce décalage entre les recettes émises et les sommes effectivement mobilisées traduit une tension sur les disponibilités financières de la collectivité et réduit ses marges de manœuvre pour le financement des actions prévues.
La situation appelle ainsi à une gestion rigoureuse des ressources disponibles. Entre les dépenses de fonctionnement, les charges obligatoires et le financement des investissements, l’exécutif municipal doit composer avec des ressources qui restent en deçà des prévisions. Les retards observés dans certains reversements fiscaux et les contraintes de trésorerie figurent parmi les difficultés relevées au cours de la session.
Malgré ce contexte, plusieurs programmes municipaux enregistrent des niveaux d’exécution qui témoignent de la continuité de l’action locale. Les interventions concernent notamment les services sociaux de base, le développement économique, la protection de l’environnement, la citoyenneté, la culture, le sport et la jeunesse.
Une partie de ces actions s’inscrit dans le cadre des compétences transférées aux collectivités territoriales décentralisées. Pour le second semestre, leur mise en œuvre représente une enveloppe de 2,13 milliards de FCFA. Leur financement devrait reposer principalement sur les ressources propres de la commune, complétées par les partenariats et les concours du Budget d’investissement public.
Dans cette perspective, le renforcement de la mobilisation des recettes apparaît comme l’une des principales priorités. La commune prévoit notamment la mise en service d’un deuxième centre de fiscalité locale des particuliers, avec pour objectif d’améliorer la collecte de l’Impôt général synthétique. Les résultats enregistrés au niveau des émissions de cet impôt offrent des perspectives favorables, sous réserve d’une amélioration du recouvrement effectif.
La capacité de la collectivité à transformer les recettes attendues en ressources effectivement disponibles sera donc déterminante pour la suite de l’exercice. Une mobilisation plus soutenue permettrait de renforcer les capacités d’intervention de la commune et d’accélérer la réalisation des projets au bénéfice des populations.
Au terme des travaux, le préfet du département du Wouri a exprimé sa satisfaction quant au déroulement de la session, saluant la qualité des échanges et la bonne tenue des travaux. Il a, dans le même temps, formulé des recommandations à l’endroit de l’exécutif municipal, notamment en faveur d’une mobilisation accrue des recettes, d’une exécution plus efficiente du budget et d’un suivi renforcé des actions programmées.
À cinq mois de la clôture de l’exercice, cette évaluation constitue à la fois un bilan d’étape et un instrument de pilotage. Pour la commune de Douala 3ᵉ, l’enjeu est désormais de résorber les écarts constatés, de consolider ses ressources et de veiller à ce que les crédits mobilisés se traduisent par des réalisations concrètes et perceptibles dans les différents quartiers.
Natacha Mbarga
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