
En application des directives du MINAT, François Mabaya Essomba a mené une opération de fermeture ce dimanche 12 juillet 2026 contre les chapelles et temples dépourvus d’autorisation légale.
La tolérance administrative semble bel et bien terminée pour les promoteurs d’églises de réveil en situation d’illégalité dans la capitale politique. Ce dimanche 12 juillet 2026, les autorités administratives de l’arrondissement de Yaoundé 5, appuyées par les forces de maintien de l’ordre, sont passées à l’offensive en procédant à la fermeture et à la mise sous scellés de plusieurs lieux de culte clandestins.
Menée sur le terrain par le Sous-préfet, François Mabaya Essomba, cette opération coup de poing a ciblé de nombreux temples, hangars aménagés et chapelles de fortune disséminés au cœur des zones résidentielles, souvent sources de nuisances sonores et de troubles au voisinage.
C’est un rappel strict de la loi de 1990. Le constat dressé par l’autorité administrative lors des contrôles est sans appel : aucun des responsables des congrégations ciblées n’a été en mesure de présenter le moindre document conforme à la réglementation en vigueur.
Ce que dit la loi : Au Cameroun, l’ouverture d’un établissement religieux officiel reste régie par la loi de 1990 sur la liberté d’association, et requiert impérativement l’obtention d’un décret d’autorisation signé par le président de la République.
Faute de ce précieux sésame, les pasteurs et dirigeants de ces communautés se retrouvent sous le coup d’une fermeture administrative immédiate pour exercice illégal d’activités religieuses.
Cette vague de fermetures à Yaoundé 5 ne relève pas d’une initiative isolée. Elle s’inscrit en droite ligne des instructions et des directives fermes données par le ministre de l’Administration territoriale (MINAT), Paul Atanga Nji.
Pour rappel, le patron du commandement territorial avait annoncé une vaste campagne visant la fermeture de près de 1 400 églises de réveil en situation irrégulière à travers le triangle national. Cette reprise en main musclée de l’État fait suite à un fait divers tragique survenu au quartier Nkolndongo : le meurtre particulièrement choquant d’une fillette de 11 ans, dont l’auteure présumée a été formellement identifiée comme une fidèle de l’Église « Vie et Paix ». Un drame qui avait suscité l’émoi général et poussé les autorités à accélérer l’assainissement de ce secteur.
Les autorités de l’arrondissement ont d’ores et déjà prévenu que les contrôles allaient se poursuivre de manière intensive au cours des prochaines semaines afin de démanteler toutes les structures religieuses refractaires aux lois de la République.
Peter Kum
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