
Les équipes de secours mènent de vastes campagnes de sensibilisation et de désinfection dans les aires de santé de Madana et Djamalbar pour endiguer la progression de l’épidémie.
Alors que le département fait face à une urgence sanitaire due à la réapparition du vibrion cholérique, la réponse humanitaire s’intensifie sur le terrain. Les bénévoles du comité départemental de la Croix-Rouge Camerounaise pour le Logone-et-Chari sont pleinement mobilisés dans une vaste offensive sanitaire au sein du district de santé de Kousseri.
Les opérations se concentrent actuellement dans deux foyers stratégiques : les aires de santé de Madana et de Djamalbar.
Pour briser la chaîne de transmission de cette maladie hydrique hautement contagieuse, les secouristes déploient une stratégie de riposte de proximité axée sur deux piliers majeurs.
Les équipes procèdent à la pulvérisation de solutions chlorées dans les concessions, les latrines publiques et les points d’eau communautaires afin de neutraliser les foyers potentiels de contamination.
Les bénévoles parcourent les ménages pour éduquer les populations sur les pratiques d’hygiène salvatrices. Les messages clés portent sur le lavage systématique des mains à l’eau courante et au savon, le traitement de l’eau de boisson, la cuisson des aliments et la conduite à tenir face aux premiers symptômes (diarrhées aqueuses et vomissements).
Cette intervention d’urgence survient alors que les autorités administratives, à l’instar du Préfet du Logone-et-Chari, ont récemment tiré la sonnette d’alarme et appelé à la responsabilité collective des chefs traditionnels et des populations pour stopper net la propagation de l’épidémie.
À travers ce déploiement intensif, la Croix-Rouge Camerounaise réaffirme avec force son statut constitutionnel d’auxiliaire des pouvoirs publics dans le domaine humanitaire et sanitaire. En agissant directement au cœur des communautés les plus reculées et les plus exposées, l’institution confirme son engagement indéfectible à accompagner les populations vulnérables face aux crises de santé publique.
Les acteurs de la santé rappellent que la promptitude de la notification des cas suspects et la discipline collective restent les meilleures armes pour défaire le choléra dans la sous-région.
Peter Kum
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