
La nouvelle a de quoi bouleverser la communauté de Fifinda. Innocent Ondoa Nkou, Chef supérieur du groupement Evouzok-Ewondo et ancien Directeur général adjoint de la BICEC, a été retrouvé mort à son domicile dans la nuit du 4 au 5 novembre 2026.

Les premières
informations font état d’une violente agression à l’arme blanche. Les circonstances de ce drame restent encore à éclaircir.
Le réveil a été particulièrement douloureux pour les proches et les populations de Fifinda, dans l’arrondissement de Lokoundjé, département de l’Océan, région du Sud Cameroun. Dans la matinée du jeudi 5 novembre, la nouvelle de la mort d’Innocent Ondoa Nkou s’est répandue, plongeant sa communauté dans la consternation.
Selon plusieurs médias camerounais, des individus non identifiés auraient fait irruption dans sa résidence au cours de la nuit, avant de s’en prendre à lui.
Les premières informations évoquent des blessures infligées à la machette. Pour l’heure, ni le nombre d’assaillants ni les motivations de cette attaque ne sont clairement établis.
Sur les réseaux sociaux, la gravité du crime a rapidement alimenté les réactions. Certaines publications ont même évoqué une décapitation et l’enlèvement de la tête du chef traditionnel. Une version qui reste cependant non confirmée et sur laquelle la prudence s’impose. Les circonstances exactes du décès devront être établies par l’enquête ouverte.
Une figure connue de la banque et de la chefferie
La disparition d’Innocent Ondoa Nkou touche une personnalité dont le parcours s’est construit entre le monde des affaires et les responsabilités traditionnelles.
Pendant près de deux décennies, il a occupé les fonctions de Directeur général adjoint de la Banque internationale du Cameroun pour l’épargne et le crédit (BICEC). Son passage dans cette institution avait toutefois été marqué par l’affaire des malversations présumées révélée en 2016, qui avait conduit à son départ de cette institution financière, puis son incarcération à la prison centrale de New-Bell à Douala.
À Fifinda, il était surtout connu comme Chef supérieur du groupement Evouzok-Ewondo. À ce titre, il occupait une place de choix dans l’organisation coutumière et la vie de sa communauté.
Sa mort brutale laisse aujourd’hui ses proches et les populations locales dans l’attente de réponses. Qui a commis cet acte ? Pourquoi s’en prendre au Chef traditionnel ? Autant de questions auxquelles les enquêteurs devront apporter des réponses. L’urgence est désormais de faire toute la lumière sur ce drame et d’identifier les véritables responsables.
Natacha Mbarga
Laisser un commentaire