
Le 12 Juin 2006, les Présidents Camerounais et Nigérian, Paul BIYA, et Olusegun Obasanjo, ont Signé l’accord de Greentree, concernant le retrait des troupes, et le transfert d’autorité, dans la péninsule de Bakassi. Une opération qui s’était déroulée, sous l’égide des nations unies.
L’accord de Greentree, signé le 12 Juin 2006, à New-York, aux États-Unis, est le traité officiel, qui a résolu le différend frontalier, entre le Cameroun et le Nigeria, sur la presqu’île de Bakassi, riche en pétrole, et gaz naturel.
C’est l’acte qui entérine le transfert de la souveraineté, de la péninsule de Bakassi, du Nigeria, au Cameroun. Il fait suite à l’arrêt rendu, par la cour internationale de justice, en octobre 2002, et fixe les modalités de retrait.
C’est un document, qui a été paraphé conjointement par le président Camerounais Paul BIYA, le président Nigérian d’alors OLUSEGUN Obasanjo, sous l’égide de l’ancien secrétaire général des nations unies, Kofi Annan.
C’était un document, qui prévoyait,un transfert d’autorité progressif, instaurant un régime spécial de 5 ans, pour protéger les ressortissants Nigérians vivant, sur la péninsule.
À l’issue de cette période de transition,le Cameroun avait recouvré la plénitude de sa souveraineté sur la péninsule de Bakassi, le 14 Août 2013.
En plus des États belligérants, et l’arbitre qu’est les nations unies, on avait aussi des pays témoins à savoir :
Les États-Unis, la république fédérale d’Allemagne, la France, et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord.
C’était un accord qui s’inscrivait en droite ligne des pourparlers engagés, par les nations concernés, en vue de la mise en œuvre, de l’arrêt de la cour internationale de justice, du 10 octobre 2002, sur le différend terrestre et maritime, reconnaissant la souveraineté du Cameroun sur Bakassi.
Aux termes de l’accord de Greentree, le Nigeria s’engageait, à procéder au retrait de ses forces, de la péninsule, dans les 60 jours suivants, avec un délai supplémentaire de 30 jours, si des circonstances exceptionnelles le justifiaient.
Avant Greentree, les deux chefs d’Etat , sous l’égide de l’ONU, s’étaient déjà rencontrés, à quatre reprises : Le 15 septembre 2002 à Saint cloud à Paris, peu avant le verdict de la Haye ; le 15 novembre 2002 à Genève pour une rencontre tripartite, le 31 janvier 2004, encore à Genève.
Notons-le, le Cameroun avait effectué la saisine, de la cour internationale de justice de la Haye, le 29 Mars 1994, immédiatement, après l’annexion du territoire Bakassi, par le Nigéria, nous sommes alors, un mardi 21 décembre 1994.
Et l’histoire nous le renseigne , même après le 10 octobre 2002, que la cour internationale de justice de la Haye, ait prononcé le verdict en faveur du Cameroun, le sénat Nigérian ne l’entendait pas de cette oreille.
La pression était faite sur le président Nigérian olusegun Obasanjo.
On remarquera aussi que, ces quiproquos surviennent, des accords du 11 Mars 1913, complétés et précisés, par la déclaration franco-britannique, du 10 juillet 1919, délimitant la frontière entre le Nigeria et le Cameroun, dont les puissances tutrices sont : l’Allemagne et l’Angleterre ; puis l’Angleterre et la France.
Patrice Elongbil Ngoma, Journaliste/éditorialiste, analyste Géopolitique, archiviste.
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